ASTROLOGIE DES ETOILES OU « KARTSI »

L‘astrologie blanche ou des étoiles, Kartsi, d’origine indienne, est une astrologie fondée sur les mouvements planétaires dans l’espace céleste et sur l’interprétation des relations entre signes, planètes, etc. « KAR » signifie étoiles et   »TSI » calcul, il s’agit donc de calculs des étoiles. En bien des points, elle se rapproche de l’astrologie occidentale, avec laquelle elle partage une origine commune. Toutefois elle s’appuie sur un zodiaque sidéral et non sur le zodiaque tropical habituel de l’astrologie occidentale.  Les astrologues tibétains appellent la sphère céleste Gola et la considèrent comme une atmosphère circulaire qui tourne autour du sommet du Mont Merou en 24 heures et « soutient » les cieux. Ils divisent le Gola en 12 khyims littéralement « maison » en tibétain, qui ne sont autres que les 12 signes du Zodiaque sidéral. Les noms des signes sont les mêmes qu’en Occident, ce qui trahit une origine commune mésopotamienne. Les signes du Zodiaque indo-tibétain ont une signification assez proche des nôtres.

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Cette astrologie issue du Kâlachakra, en tibétain Dükyi Khorlo, signifie « La roue du Temps ». Il s’agit d’un grand tantra bouddhiste appartenant à la classe des Anuttarayoga Tantra. Cet enseignement est réparti en trois niveaux : externe, interne et secret. Le Kâlachakra  externe traite du monde des phénomènes extérieurs, du macrocosme. Il étudie les interactions des phénomènes cosmiques et  leur transformation dans le temps. On y trouve décrites la formation et la constitution des univers, des planètes, des constellations et des systèmes solaires. Le Kâlachakra  interne traite de la structure subtile du corps du yogi, le microcosme. On y expose la nature et la fonction des canaux subtils (nâdi), des centres d’énergie (chakras) , des souffles internes (prâna)  et des gouttes d’énergie (bindu). On y expose le lien entre la circulation des souffles dans les canaux, les centres d’énergie et les planètes et étoiles. Le Kâlachakra secret  expose les méthodes de purification pour atteindre une totale libération du corps de la parole et de l’esprit soit l’état où s’unissent béatitude et Vacuité. Au Tibet se sont développées sept traditions :  gyijolug, Ralug, Drolug, Tsamilug, Shakyashri lug, Chaglug, Shawariwangchugimengaglug. 

(Extrait : L’Astrologie tibétaine, Philippe Cornu, Ed. Guy Trédaniel)

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